Québec, le 24 août 2026 — Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) déplore l’échec des négociations entre le Canada et les États-Unis visant à éviter l’imposition de nouveaux tarifs sur les produits canadiens. « L’escalade des mesures de rétorsion commerciale ne fait aucun gagnant. Elle entraîne une perte de compétitivité pour le Canada et accentue la défiance entre nos deux pays », a déclaré Michel Vincent, président du CIFQ.
Déjà durement touché par le conflit sur le bois d’œuvre et par la surtaxe de 10 % imposée en vertu de la section 232, le secteur forestier québécois doit maintenant composer avec des tarifs de 50 % visant notamment les panneaux, les pâtes et d’autres produits de deuxième transformation. En raison du haut niveau d’interdépendance des composantes de la filière forestière québécoise, les répercussions de ces mesures ne se limiteront pas aux entreprises directement touchées. Elles risquent de se propager rapidement à l’ensemble de la chaîne de valeur forestière, fragilisant ainsi des entreprises, des travailleurs et des communautés partout au Québec.
Le CIFQ salue les efforts du gouvernement canadien pour trouver une solution gagnant-gagnant avec les États-Unis et appuie sa fermeté dans la défense des intérêts du Canada. Le CIFQ souligne également la rapidité d’intervention du gouvernement du Québec, qui a mis en place une aide d’urgence pour les secteurs touchés par les mesures tarifaires découlant de la section 338. Les échanges soutenus entre le CIFQ et les autorités québécoises, notamment la première ministre et les ministres responsables de l’Économie, des Finances et des Relations internationales, ont permis de mieux faire comprendre l’interdépendance des différentes industries de la filière forestière.
« Le gouvernement du Québec comprend maintenant très bien que les difficultés rencontrées par une composante de l’industrie se répercutent rapidement sur l’ensemble du secteur. Cette mobilisation démontre toute l’importance accordée à notre industrie ainsi que la compréhension de la précarité de notre situation », a ajouté Michel Vincent.
« Des milliers d’emplois de qualité et bien rémunérés se retrouvent en position de précarité. Il est essentiel que les gouvernements demeurent mobilisés afin de limiter les impacts de cette guerre commerciale sur les travailleurs, les entreprises et les communautés qui dépendent de l’industrie forestière », a conclu Michel Vincent.
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À propos du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ)
Principal porte-parole de l’industrie forestière du Québec, le CIFQ représente les intérêts des entreprises de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et panneaux et fabricants de bois d'ingénierie.
Rappelons que l'industrie forestière contribue à la vitalité économique de plus de 900 municipalités au Québec, soit 83 % des municipalités québécoises. Comme indiqué dans l'étude d'impact réalisée par PwC portant sur l’année 2021, elle emploie, directement et indirectement, près de 130 000 travailleurs et génère des revenus d’emploi totalisant plus de 7,5 G$. En termes de contribution aux différents paliers de gouvernements, elle a versé 6,8 G$ en revenus fiscaux et parafiscaux. Elle représente 12 % des exportations du Québec et la contribution au PIB de l’ensemble de l’activité générée par l’industrie totalise près de 18 G$. Avec sa capacité de séquestration et de stockage du carbone et son potentiel dans la production de bioénergies et de bioproduits, le secteur forestier est un outil contribuant à la lutte contre les changements climatiques.
Source :
Jessica Beaudet
Conseillère aux communications
jessica.beaudet@cifq.qc.ca
(438) 870-1554